vendredi 24 mars 2017
La Biographie de : DAHMANE EL HARACHI
Atravers ses chansons compos�es dans les ann�es 50. Dahmane El �Harachi incarnait la modernit� au sens baudelairien du terme, c'est-�-dire non pas "le triomphe du nouveau, la glorification du progr�s ou la supr�matie des avant-gardes" mais le besoin de retrouver "la morale et esth�tique du temps". Le parcours artistique d'EI-Harachi porte la marque de son v�cu et traduit toutes les d�clinaisons de l'Immigritude". Observateur attentif et vigilant du milieu de ces travailleurs appel�s � "construire des maisons qu'ils n'habiteront jamais" ou des autoroutes qu'ils n'emprunteront pas. Dahmane (diminutif d'Abderrahmane) a toujours �vit� de tomber dans le mis�rabilisme alors ambiant. Ce que contredisait un peu sa vie dissolue, mais il disait des choses � la fois vraies et belles car c'�tait un pessimiste gai. B�tie autour du Cha�bi, genre populaire de la Casbah d'Alger. La musique d'EI-Harachi a gard� certaines lignes m�lodiques pour les notes et une nette pro pension aux proverbes et aux dictons puis�s dans la tradition po�tique orale quant aux mots. Le cha�bi tel qu'il a �t� "institu�" par El-Anka regorgeait d'all�gories �mises en semi-dialectal et de citations pomp�es dans le "melhoun", celui de Dahmane use d'un parler simple de tous les jours, compr�hensible par l'ensemble de la communaut� maghr�bine. Ce qui explique, en partie, son large succ�s. N� le 7 juillet 1925 � El Biar, un quartier r�sidentiel d'Alger. El �Harachi, de son vrai nom Amrani, a grandi a EI-Harrach (ex-Maison Carr�e), dans la banlieue alg�roise. Son p�re, Cheikh EI-Amrani, �tait le muezzin de la Grande Mosqu�e de la capitale alg�rienne et il a �lev� son fils dans le respect des principes musulmans, compl�t�s par ceux dispens�s par l'�cole coranique et l'�cole primaire qu'il suivra Jusqu'� l'obtention du certificat d'�tudes, dipl�me a l'�poque comme un excellent sauf-conduit pour le march� de l'emploi. Le jeune homme s'essaiera plut�t � l'exercice de m�tiers divers dont la cordonnerie et pendant sept ans, le boulot de receveur de tramway sur la ligne EI-Harrach-Bab-et-Oued. C'est au cours de cette p�riode qu'il entame quelques prometteurs d�buts musicaux, int�grant une troupe d'amateurs et donnant des concerts un peu partout en Alg�rie. En 1949, il se rend en France et s'installe d'abord � Lille, puis � Marseille et enfin Paris qu'il ne quittera pratiquement plus. C'est dans les caf�s, embu�s par les vapeurs �thyliques de la nostalgie qu'il se produit r�guli�rement. Dans ces endroits-tremplins, o� l'on vient humer l'air du � pays �, Dahmane, qui est un impressionnant instrumentiste (il �tait un virtuose du banjo), chante de sa voix rocailleuse, modul�e par l'alcool et le tabac, les classiques du cha�bi et surprend par son interpr�tation hors des sentiers battus. �l�gant, bonne gueule d'atmosph�re et buveur, le blues-man des faubourgs s�duit, bouleverse et remue les consciences. Surnomm� � Aznavour � dans le milieu artistique alors qu'il est � comparer aux chantres du bleu � l'�me du delta du Mississipi. Dahmane s'imposera d�finitivement par ses propres compositions hant�es par la silhouette d'Alger la Blanche, les visions de femmes poss�dant la gr�ce d'une perdrix et la finesse d'une colombe ou l'effroi suscit� par "la plus haute de solitudes", du au d�racinement. D�couvert sur le tard par la nouvelle g�n�ration. EI-Harachi a eu droit � sa premi�re sc�ne digne lors du Festival de la Musique maghr�bine qu'il s'est tenu � la fin des ann�es 70 � la Villette. En Alg�rie, terre qu'il n'a jamais cesse d'�voquer � sa fa�on joliment imag�e, il fera deux apparitions avant de conna�tre une fin tragique, le 31 ao�t 1980. dans un accident de voiture sur la corniche alg�roise qu'il sublimait par-dessus tout. De Dahmane, il nous reste un vaste r�pertoire, dont vous retrouverez ici quelques extraits significatifs et un documentaire r�alis� par Hadi Rahim pour la t�l�vision alg�rienne (intitule: "Saha Dahmane", traduction: "Merci Dahmane"), relevant toute la truculence du personnage. R�cemment, Rachid Taha lui a rendu hommage en reprenant un de ses titres majeurs: "Ya Rayah" ("Candidat a l'exil. Tu auras beau voyager o� tu veux un jour tu reviendras � ton point de d�part.") En un chant bref comme il avait coutume de le faire. Dahmane a su r�sumer le cours d'une destin�e, La sienne. Rabah Mezouane
La Biographie de : DAHMANE BEN ACHOUR
(1912 -1976) - Figure de la musique classique alg�rienne. De son vrai nom Achour Abderrahmane, Dahmane Ben Achour est n� le 11 mars 1912 � Ouled Ya�ch (Blida). Il fr�quente l'�cole coranique, ayant pour ma�tre son grand-p�re, puis exerce le m�tier de coiffeur avant de se lancer dans la musique qui ne tarde pas � absorber toute son activit�. D�s son jeune �ge, Abderrahmane s'installe � Alger, rue Zama, avec ses parents. Son p�re �tait commer�ant, place des Martyrs. Quelque temps apr�s, son p�re avant acquis un commerce � Blida, il s'y installe � son tour, comme coiffeur. C'est dans ce salon de coiffure, qu'il d�bute musicien, jouant d'abord du mandole, accompagn� par l'un de ses amis, Ali Mili issu des grandes �coles de l'art classique, il se fait remarquer en 1931, par sa belle voix au sein de la soci�t� blid�enne de musique El-Adabia, que pr�side Ch�rif Bencherchali. C'est au sein de cette association qu'il c�toya des musiciens plus rod�s que lui comme par exemple Hadj Medjbeur qui deviendra par la suite son bras droit, su violon, dans l'orchestre. Khellil, Boualem Stamairo ainsi que d'autres musiciens avaient acquis, en leur temps, le sens du m�tier pour avoir travaill� sous la conduite d'un grand ma�tre du aroubi de la Mitidja, Mahmoud Oulid Sidi Sa�d. Pris en estime par Hadi Medjbeur, Dabmane fait beaucoup de progr�s et supplanta tous les jeunes de sa promotion. Il adh�re � El-widadia d�s sa cr�ation en 1934. Guid� par le grand musicologue Mahieddine Lakchal, Dahmane apprit les noubas, les rythmes, le sens des po�sies. Il conna�t les meilleurs moments de sa carri�re � partir de l 940 m�me si sa participation en 1939, � la f�te du Tr�ne, au Maroc, n'est pas pass�e inapercue. D�s 1946, il acquiert au sein de l'orchestre dirig� par Mohamed Fakhardji une connaissance encore plus solide de la musique andalouse et tr�s vite, devient un sp�cialiste du hadri(Hadhra) traditionnel. Dahmane Benachour jouait de tous les instruments et ma�trisait bien les styles Aroubi et Hawzi Son orchestre se composait de Hadj Medjbeur au violon, Benchoubane au mondole, Barabas � la fl�te, Challal et Baba-Ameur au tambourin. Cet artiste de talent, demand� de partout par les connaisseurs, donne son dernier spectacle en juillet 1976 � El- Achour (Alger). Meurt le 15 septembre 1976 � Blida suite � une intervention chirurgicale.
La Biographie de : DAGHEFALI ZERROUK
Po�te, auteur compositeur Genre: melhoun "chaabi" n� le 5 octobre 1949 � l'ARBA Mari� et p�re de trois enfants, il effectua son p�lerinage � la Mecque et devint Hadj en 1990. Membre de l'office national du droit d'auteur Animations, conf�rences, d�b�ts sur le style Cha�bi d�bute dans la po�sie tr�s jeune, et est � l'origine de nombreuses oeuvres tr�s diversifi�es dans les th�mes suivants: - medhe. Hymne au Proph�te et � la Mecque - printani�re - sociale - sentimentale - sur l'�migration et d'autres... Un grand nombre de ses �uvres a �t� enregistr� et repris par les plus grands du Chaabi tels que : CHEIKH ABDELKADER CHERCHAM, ABDELKADER CHAOU, CHEIKH ABDERRAHMANE KOUBI, CHEIKH KAMEL BOURDIB OEUVRES EN COURS: - Trois recueils in�dits, le livre sur l'historique du Cha�bi et de ses Grands Ma�tres..
La Biographie de : CKEIKH H'SISSEN
(1920-1959) - Brillant Interprete de Chaabi. De son vrai nom Ahce
ne Larbi Benameur, H'ssissen est n� le 8 d�cembre 1920 au 15 rue Monthabor � la Casbah d'Alger au sein d'une famille originaire de Ma�tkas (Tizi-Ouzou). Il a marque son �poque par la finesse de son interpr�tation des grandes qacidate et s'est distingue par sa m�moire prodigieuse qui lui permettait de retenir un long po�me apr�s l'avoir lu une ou deux fois. Il l'apprend aussit�t mais en y ajoutant la mani�re, sans avoir � consulter ses manuscrits, � l'instar de tous les cheikhs de l'�poque qui consignaient leur r�pertoire sur de gros livres. Sa connaissance instinctive de la prosodie lui permettait de placer la note sensible a ou elle devrait �tre et de donner � la m�lodie toute sa souplesse et toute sa finesse. Comme tous les musiciens alg�riens, il apprit a jouer par lui-m�me, d'abord de la mandoline, ensuite de la guitare et de la mandole, pour �gayer les soir�e des jeunes de son quartier. Son talent lui permit tr�s vile de se joindre aux orchestres des plus grands ma�tres, Aupr�s d'eux il se familiarisera avec les modes classiques en usage dans le genre cha�bi, si bien que tr�s vite, avant appris a leur contact une multitude de po�mes, il se mit a composer lui-m�me. Quelques ann�es avant la R�volution de 1954, il �tait a la t�te de son propre orchestre et sa popularit� s'�tendait d�j� au-del� de a ville d'Alger. Ses activit�s artistiques se doublaient d'activit�s politiques - il �tait le chantre du MTLD qui menait une activit� de propagande sur toute l'�tendue du territoire alg�rien - et cela jusqu'� la "Bataille d'Alger" ou, se sentant menace il prit la d�cision de s'exiler. il "monta" d'abord a Paris ou il retrouva une grande partie de ses amis, r�fugi�s comme lui, c'est a cette �poque que sa collaboration avec Missoum lui permit de renouveler le genre, r�novation a laquelle Missoum �tait tr�s attache: ils compos�rent en commun un grand nombre d'�uvres. Il r�alisa chez Pacific l'unique enregistrement commercial de sa carri�re. C'est a cette �poque aussi que, revenant aux sources, il composa, toujours dans le style "cha�bi", quelques ouvres kabyles ou il pr�chait la morale et le retour aux pr�ceptes de l'Islam. Pendant son s�jour � Paris, au cours des nombreuses soir�es qu'il donnait, accompagn� seulement d'un batteur et, tard dans la nuit, par tous les musiciens alg�riens qui venaient apr�s leur propre travail se joindre a lui pour le plaisir, il r�alisa au cabaret "Le Maroc", les enregistrements de la s�rie des Soir�es avec H'ssissen. De Paris, il se rendit � Tunis. Il fut incorpor� dans la troupe artistique du FLN et participa aux diff�rentes tourn�es dans les pays amis. Son �tat de sant� d�clina tr�s vite et il mourut le 29 septembre 1959 a l'h�pital Saddikia, � Tunis, des suites d'une maladie pulmonaire. Son corps repose au cimeti�re El-Djeledj aux cotes de sa compatriote Hadjira Bali, une grande chanteuse populaire de l'�poque, s�ur de la com�dienne Wafia, �pouse de Larbi Zekkal.
ne Larbi Benameur, H'ssissen est n� le 8 d�cembre 1920 au 15 rue Monthabor � la Casbah d'Alger au sein d'une famille originaire de Ma�tkas (Tizi-Ouzou). Il a marque son �poque par la finesse de son interpr�tation des grandes qacidate et s'est distingue par sa m�moire prodigieuse qui lui permettait de retenir un long po�me apr�s l'avoir lu une ou deux fois. Il l'apprend aussit�t mais en y ajoutant la mani�re, sans avoir � consulter ses manuscrits, � l'instar de tous les cheikhs de l'�poque qui consignaient leur r�pertoire sur de gros livres. Sa connaissance instinctive de la prosodie lui permettait de placer la note sensible a ou elle devrait �tre et de donner � la m�lodie toute sa souplesse et toute sa finesse. Comme tous les musiciens alg�riens, il apprit a jouer par lui-m�me, d'abord de la mandoline, ensuite de la guitare et de la mandole, pour �gayer les soir�e des jeunes de son quartier. Son talent lui permit tr�s vile de se joindre aux orchestres des plus grands ma�tres, Aupr�s d'eux il se familiarisera avec les modes classiques en usage dans le genre cha�bi, si bien que tr�s vite, avant appris a leur contact une multitude de po�mes, il se mit a composer lui-m�me. Quelques ann�es avant la R�volution de 1954, il �tait a la t�te de son propre orchestre et sa popularit� s'�tendait d�j� au-del� de a ville d'Alger. Ses activit�s artistiques se doublaient d'activit�s politiques - il �tait le chantre du MTLD qui menait une activit� de propagande sur toute l'�tendue du territoire alg�rien - et cela jusqu'� la "Bataille d'Alger" ou, se sentant menace il prit la d�cision de s'exiler. il "monta" d'abord a Paris ou il retrouva une grande partie de ses amis, r�fugi�s comme lui, c'est a cette �poque que sa collaboration avec Missoum lui permit de renouveler le genre, r�novation a laquelle Missoum �tait tr�s attache: ils compos�rent en commun un grand nombre d'�uvres. Il r�alisa chez Pacific l'unique enregistrement commercial de sa carri�re. C'est a cette �poque aussi que, revenant aux sources, il composa, toujours dans le style "cha�bi", quelques ouvres kabyles ou il pr�chait la morale et le retour aux pr�ceptes de l'Islam. Pendant son s�jour � Paris, au cours des nombreuses soir�es qu'il donnait, accompagn� seulement d'un batteur et, tard dans la nuit, par tous les musiciens alg�riens qui venaient apr�s leur propre travail se joindre a lui pour le plaisir, il r�alisa au cabaret "Le Maroc", les enregistrements de la s�rie des Soir�es avec H'ssissen. De Paris, il se rendit � Tunis. Il fut incorpor� dans la troupe artistique du FLN et participa aux diff�rentes tourn�es dans les pays amis. Son �tat de sant� d�clina tr�s vite et il mourut le 29 septembre 1959 a l'h�pital Saddikia, � Tunis, des suites d'une maladie pulmonaire. Son corps repose au cimeti�re El-Djeledj aux cotes de sa compatriote Hadjira Bali, une grande chanteuse populaire de l'�poque, s�ur de la com�dienne Wafia, �pouse de Larbi Zekkal.
La Biographie de : CHEIKHA TETMA
(1891- 1962) - Brillante interpr�te du genre Hawfi. De son vrai nom Tetma Thabet. Cheikha Tetma est n�e � Tlemcen. Elle entama sa carri�re en interpr�tant le hawfi qui est une sorte de romance, de berceuse que les femmes tlemc�niennes chantaient en se poussant sur la balan�oire ou en cajolant leur b�b� pour l'endormir, ou encore pour meubler les soir�es familiales... Un exemple: "j'ai d�couvert des rochers entre lesquels coulait une eau abondante. je me suis rendu aux cascades pour les visiter J'ai remarqu� quatre jeunes femmes qui lavaient du linge "la premi�re � lune, la deuxi�me du cristal, "la troisi�me � mon fr�re a enflamm� mon coeur, "Et la quatri�me, � mon f�re, une br�lure sans feu ". Son �toile monda tr�s vite au firmament, car elle �tait dot�e d'une voix ensorcelante, mais plus encore, elle jouait parfaitement de la kouitra et du violon. Son niveau d'instruction en arabe �tait appr�ciable pour l'�poque, elle pouvait de ce fait assimiler tr�s vite les po�mes qu'on lui pr�sentait en y ajoutant la mani�re. Elle �tait accompagner d'un orchestre compos� de Omar El-Bekhchi, de Abdelkrim Dali lorsqu'il �tait jeune et du virtuose du piano Djillali Zerrouki. Ce dernier lui �tait fid�le, il a particip�, en effets avec elle � toutes les c�r�monies qu'elle animait � travers tout le pays, mais aussi au Maroc et en France, et il ex�cutait avec un brio incomparable les Istikhbar dans les modes Zidan, Mawwal, sika et autres sahli et �ar�q. Sa virtuosit� n'�tait pas sans �cho, car elle trouvait du r�pondant dans l'ex�cution de Cheikha Tetma. La dext�rit� de ce grand ma�tre du piano refl�tait l'ombre parfaite et assidue de la voix ondulante de Tetma. Du hawfi, Cheikha Tetma fit un passage tr�s ais� au Hawzi et interpr�ta ainsi les oeuvres des c�l�bres ma�tres Ben Msayyeb, El-Yacoubi, Mohamed et Boumedi�ne Bensahla, Bentriki et Ahmed Zengli. Plus tard elle s'exer�a �galement � la musique classique andalouse. En elle participa � une tentative d'harmonisation andalouse initi�e par un orchestre symphonique europ�en du Conservatoire municipal d'Oran. Elle est sortie grandie de cette exp�rience au point o� elle s'installa � Alger, durant une grande partie des ann�es cinquante.
La Biographie de : BOULEM RAHMA
(n� en 1941)- Interpr�te de Cha�bi. N� le 24 avril 1941 � la Haute Casbah (Alger). Second fils d'une famille modeste, enfant d�j�, i1 succombe aux charmes des m�lodies du cha�bi. A la sortie de l'�cole, il se pr�cipite r�guli�rement au Conservatoire municipal. Un deuxi�me prix r�compensera le jeune talent. Apr�s des d�buts en classe classique dirig�e par Abderrahmane Belhocine, Boualem passera respectivement chez Abdelkrim Dali, Iguerbouch�ne et M'hamed El-Anka. A 15 ans, il fera ses premiers pas � la radio. Mais les temps sont durs et la guerre fait rage. Il est difficile pour l'adolescent de r�concilier l'�cole, la musique et les petits boulots. De vendeur de journaux � la cri�e jusqu'� l'apprentissage de la p�tisserie qui deviendra son v�ritable m�tier, Boualem garde intacte sa passion pour la musique et � l8 ans il s'initie � la composition. El-Hamdou lilah Kitla� la�lam (Dieu Merci, le drapeau flotte) sera sa premi�re cr�ation musicale. Emigr� clandestin � Paris apr�s l'ind�pendance, il se d�cide un jour, dans la caf�tte que tient le grand artiste Salah Sa�daoui, de chanter sa m�re et l'exil, Adhili Belkheir ya Loumima, allait vite devenir un tube qui le propulse dans le gotha des super-stars du cha�bi. Nous sommes en 1970. Mais une autre passion habite le ma�tre du cha�bi. le sport et surtout le football � qui il consacra de nombreuses chansons. Auteur et compositeur, Rahma Boualem a son actif une dizaine de disques, Yalmmima est l'un de ses succ�s. Ses th�mes pr�f�r�s sont les th�mes sociaux, patriotiques et religieux (Nabaoui et Gharbaoui). Ce p�tissier de profession, chante l'exil, l'espoir, la foi.
La Biographie de : BLOND BLOND
Blond-Blond de son vrai nom Albert Rouimi, du fait de son albinisme, est un c�l�bre chanteur du r�pertoire � francarabe �, m�lange de musiques orientales et occidentales en vogue avant-guerre. Il faisait partie de la communaut� des Juifs d�Alg�rie. Enfant, Blond-Blond aime se retrouver dans des caf�s pour �couter des chanteurs dont cheikh Larbi de Tlemcen et va faire ses premi�res vocalises aupr�s de Saoud El Medioni dit � l�Oranais �, ma�tre de la c�l�bre Reinette l�Oranaise. En 1937 il d�barque � Paris et y interpr�te entre autres dans des radio-crochets, du Juanito Valdemara, du Trenet et du Chevalier, pour qui il porte une grande admiration. En 1939 il retourne � Oran, puis durant toute la guerre fait de multiples interpr�tations � travers l�Alg�rie et le Maroc, dans son style tr�s particulier et nouveau, qui est l�ger et mouvement�, d�o� son surnom de �l�ambianceur �. Il fait la connaissance de Lili Labassi qui l�influence de son r�pertoire chaabi et dont il interpr�te plusieurs de ses chansons. Blond-Blond ma�trise parfaitement le r�pertoire classique arabo-andalou mais pr�f�re un r�pertoire plus contemporain influenc� bien des fois par le tango et le flamenco, accompagn� de paroles fantaisistes. En 1946 il retourne � Paris. Il partage sa carri�re entre soir�es priv�es faites de mariages et de circoncisions et des cabarets � la mode dont � Au Soleil d�Alg�rie �, � El Djeza�r �, � Les nuits du Liban �, � Le Nomade �. Il accompagne �galement les c�l�bres artistes jud�o-maghr�bins Line Monty et Samy El Maghribi et sert � l�occasion de joueur de tambourin (tardji) aupr�s d�autres artistes maghr�bins. Il est l�un des rares artistes jud�o-maghr�bins � chanter en 1962 � Asni�res, pour l�ind�pendance de l�Alg�rie et retourne m�me en 1970 et en 1974 � Alger au � Koutoubia �. Blond-Blond le fantaisiste, l�ambianceur, disparait en 1999 � l��ge de 80 ans. Il est enterr� au cimeti�re juif de Marseille . <>http://fr.wikipedia.org/wiki/Blond-Blond<>
La Biographie de : AZIOUZ RAIS
(n� en 1954) - Interpr�te de Cha�bi. N� le 25 ao�t 1954 � la Casbah d 'Alger. Ses premi�res chansons datent de 1969. Apr�s des d�buts laborieux, il arrive � s'imposer � partir des ann�es 90. Anime les f�tes familiales et enregistre des K7. Chefte H'mama, Ya houbi, Hbak ghamama dont les paroles et les musiques sont de Rachid Benani figurent dans sa K7 de 1994.
La Biographie de : AMAR LACHAB
(n� en l932) - Ma�tre du Cha�bi. N� le 31 juillet 1932 � Alger, il fut l'une des figures de la chanson cha�bi des ann�es cinquante et soixante avant de quitter Alger pour la France o� il vit toujours (1996). Jeune coursier d'une teinturerie de Belcourt au cours de ses va-et-vient incessants n�cessit�s par son emploi ingrat, il ne cessait pas de fredonner des chansons. C'est qu'� l'�poque, il avait un grand ami poissonnier de son �tat, au demeurant chef d'orchestre r�put� sur la place, Mouloud Bahri qui l'avait pris en sympathie, car il est le premier � avoir d�couvert avec quel talent Amar Lachab pr�ludait aux Oeuvres Classiques. Au cours d'une f�te, Amar Lachab d�couvrait � son tour les possibilit�s musicales du poissonnier chef-d'orchestre. L'un et l'autre, d�cid�rent d'un commun accord de travailler ensemble: La carri�re du chanteur s'amor�ait. Pendant un an, Amar joua de la derbouka � l'occasion des f�tes et de mariages, acqu�rant les connaissances de son premier ma�tre et les rudiments d'une technique n�cessaire � l'exercice du m�tier auquel il se destinait. c'est durant cette ann�e qu'il appr�t Alla R'Soul El Hadi qui devait �tre suivie par Moulat Et-tadj. D�s lors, invit� � son tour, il vole de ses propres ailes et s'am�liore sans cesse au contact de cheikh Namous et Sid Ali Snitra qui lui dispens�rent leurs conseils. Il commen�ait � se faire un nom. C'�tait en 1952, date � laquelle la radio le sollicite pour une �mission en direct de trois quarts d'heure. Surmontant son trac, il chante. C'est un pas d�cisif pour le succ�s. concr�tis� quinze jours plus tard par. une seconde convocation de la radio qui le confronte au public en compagnie de l'orchestre de Skandrani. Son interpr�tation de Brahim El Khalil lui ouvre des perspectives nouvelles en lui donnant conscience de sa propre valeur artistique. Dounia, une prestigieuse maison d'�dition lui enregistre, en 1953, sur 78 T, une chanson, Mellah Ana Berkani, dont il est l'auteur. Trois ans plus tard, il signe chez Path� Marconi Ya B�laredj, un titre qu'il interpr�te sur le mode hawzi. Le texte dont on ignore l'auteur, conna�t un grand succ�s et suscite m�me une controverse en raison de son substrat �rotique que laisse suggerer le refrain. Cigogneau au long cou / Habitant sur la deuxi�me terrasser de / Ne va pas pa�tre dans le jardin / De la ma�tresse... La chanson sera d'ailleurs reprise avec autant de succ�s par la grande chanteuse Fad�la Dziria avec qui Amar Lachab se lie d'amiti� et pour qui il �crit de nombreux morceaux. En 1966, ayant toujours le souci de se perfectionner, il d�cide d'aller apprendre le solf�ge au Conservatoire. Lachab poursuit sa perc�e avec des chants remarquables par le verbe pur, traduisant directement les maux d'amour et de soci�t�, et leurs m�lodies blues sur le fond, dansantes sur la forme. Celui qui a un fort penchant pour le malouf constantinois, l'auteur de Ya la�m lech tloumni et masbarni la Tihane opte pour l'exil volontaire en France en l976. Il y donna de nombreux concerts et enregistra, entre autres, un 33 T comprenant six chansons dont Qoulouli ya nais, Triq elli d�tni, hiya eli trodni, et des reprises Zoudj h'djoub, Sghier wana chibani. Lachab poss�de en outre un bon r�pertoire de chansonnettes courtes et rythm�es qu'il ex�cute surtout lors des mariages. Son dernier enregistrement � la t�l�vision alg�rienne date de 1980. Il dispose de 33 enregistrements inscrits � la discoth�que centrale de la radio alg�rienne mais seulement quelques uns � la TV . Toutefois sa discographie est importante: plus d'une cinquantaine de microsillons 45 T et cassettes audit. L'�coute de son �uvre laisse appara�tre un penchant pour le verbe pur, classique, moralisateur.
mercredi 22 mars 2017
La Biographie de : BOUDJEMA EL ANKIS
n� en 1927 - 2015) - Ma�tre du Cha�bi. N� le 17 Juin 1927 � Alger, 1 �re Impasse du Palmier, Bir-Djebbah � la Casbah, au sein d'une famille pauvre et nombreuse. Mohamed Boudjema� est originaire du village Ait Arhouna, commune de Tigzirt-sur-Mer. Son p�re �tait coursier et magasinier chez le parfumeur Lorenzy. Le jeune Mohamed, inscrit a l'�cole Brahim Fatah, obtient son certificat d'�tudes primaires en 1939 a l'�ge de onze ans et commence a travailler chez son oncle Hassa�ne Boudjema�, propri�taire d'une cr�merie, avant de rejoindre Sid Ahmed Serri, un autre m�lomane au greffe de la cour d'Alger. De 1939 � 1945, Mohamed Boudjema� qui r�ve d�j� de devenir El Ankis - El Anka �tait d'ailleurs originaire d'un village voisin de celui du jeune chanteur - s'essaie � la mandoline puis a la guitare, tout en �coutant et en enregistrant les grands ma�tres. Mais il a fallu attendre 1957 pour qu'il s'initie � l'arabe aid� par un oncle paternel. Gr�ce aux le�ons de Chouiter et de Mohamed K�baili, dont la troupe travaillait sous l'�gide du PPA � la fin des ann�es 30, il fera la connaissance d'artistes tels que cheikh Said El Meddah, aussi prestigieux � l'�poque que Mustapha Nador. En 1942, l'apprenti qu'il �tait ex�cutera, pour la premi�re fois en public, � l'occasion d'un mariage, halla Rssoul El Hadi Salli Ya Achiq. Dans une troupe cr��e en 1945, Boudjema� �volue entre El Anka et Mrizek, les deux monstres sacr�s de l'�poque. Il d�bute avec un r�pertoire de mdih comprenant essentiellement les qacidate Chouf li Ouyoubek ya Rassi, Ya Ighafel, Ya Khalek lachia, Zaoubna fi H'mak et El Baz, des po�tes Ben Mssayeb, Ben Sahla, Bentriki, Benkhlouf, Kaddour El Allaoui et Driss El Amir. Toutefois, une part importante du r�pertoire d'El Ankis lui fut transmise au d�but de la Seconde Guerre mondiale par Cheikh Said El Meddah, son voisin � notre Dame d'Afrique. Gris� par le succ�s, il se met a faire un travail personnel d'arrangement musical et, au milieu des ann�es 50, il se lance dans la chansonnette. Tal al Djaffa, El Kawi, Goulou lichahlat ayyani sont les principaux titres de cette exp�rience qui tourna court du fait que la maison Philips dont le directeur artistique �tait Boualem Titiche, lui refuse ses ouvres. D�courag�, il d�cide de ne plus chanter, casse son mandole et s'engage comme gardien d'un HLM � la cite Climat de France. C'est aussi la guerre de lib�ration qui commence. Il ne fut pas �pargn� parce qu'il sera arr�t� et tortur�, � deux reprises par les services sp�cialis�s de l'arm�e coloniale, en 1957 et en 1960. Sa sortie de prison co�ncide avec une reprise, mais plus celui de la chansonnette. Djana El Intissar dont il est l'auteur des paroles et de la musique �voquant les manifestations du 11 d�cembre 1961 est un hymne � l'ind�pendance. La jeunesse alg�rienne explose apr�s tant d'ann�es de servitude et recherche le rythme. Pour la cibler, Boudjema� El Ankis fait appel � Mahboub Bati et des 1963, la "guerre" �clate : au lieu et place du cha�bi dur et pur, lourd et difficile � comprendre, le duo ressuscite la chansonnette. Le march� et les ondes sont bombard�s d'une soixantaine de tubes � succ�s dans la veine des Tchaourou 'Alia, Rah El Ghali Rah, Ah ya Intiyya. Le secret de la r�ussite; des mots simples, du rythme et des th�mes qui traitent des pr�occupations des jeunes. Le cr�neau sera exploit� par des chanteurs plus jeunes tels que Amar Ezzahi, Guerouabi, Hassen Said et El Achab, mais le genre - la chansonnette- conna�tra son summum en 1970 et amor�a son d�clin a partir des ann�es 80. Gr�ce � l'instruction, aux progr�s de l'arabisation, le cha�bi classique reprend le dessus et El Ankis abandonne la chansonnette et renoue avec les qaca'id . Son r�pertoire compte plus de trois cents chansons allant du medh et du Tajwid au djed en passant par la chansonnette.
La Biographie de : BOUALEM TITICHE
1908-1989) - C�l�bre zornadji (Zornadjia). Boualem Mansouri dit Titiche naquit � El-Biar (Alger) le 27 avril 1908 au sein d'un famille de m�lomanes dont le p�re Hadj Ahmed (1867-l932), originaire de M'za�ta (Mansourah), est lui m�me un ma�tre zornadji qui s'inscrit dans la noble lign�e des grands ma�tres de la Gha�ta tels Sid Ahmed Zernadji, El Hadj Ouali, Bouchakchak, Kouchouk, Sadani (d�c�d� en 1933 � Chicago aux Etats Unis d'Am�rique). H�ritant du pseudonyme "Titiche" attribu� � son p�re � cause d'un d�faut de langue, ce virtuose de Gha�ta est une figure prestigieuse d'un art musical aux racines populaires incarnant le vieil Alger. Il d�bute � l'�ge de 13 ans au sein du groupe de son p�re, zornadji de talent, en l'accompagnant aux tbiblettes (petits tambours). En 1932, il fonde son propre orchestre et fr�quente El-Mossilia et El-Djaza�ria. Il �tait appr�ci� et sollicit� au moment des f�tes de mariages et des festivit�s culturelles organis�es � Alger. Musique militaire d'origine turque, jou� en plein air, dans les villes de garnison telles Alger, B�jaia, Blida ou Kol�a du 16 �me si�cle jusqu'� la conqu�te coloniale, la zorna s'est d�velopp�e dans la pratique rituelle religieuse et a �volu� tout en s'attachant au chant Cha�bi pour lequel elle servait d'ouverture. Gr�ce � Boualem Titiche qui la dote de deux rythmes sp�ciaux, El Aadjani et EI-Quaiyate, elle devient structur�e. L'ensemble des musiciens de la zorna ont un habit traditionnel : Serwal testifa, un gilet brod� de fil d'or appel� b�dia� et une ch�chia stamboul sur la t�te. Dans un souci de contribuer � la pr�servation de cette musique, Boualem Titiche l'a enseign� au conservatoire d'El-Biar. Plusieurs artistes parmi lesquels ses �l�ves ont �t� influenc�s par son genre tels que Mourad Guesmi (au tbal), Halim (� la Gha�ta) et Moum�ne qui cr�e par la suite sa propre troupe "Nouba". Il mourut le 1 er d�cembre 1989 � Alger.
La Biographie de : AMAR EZZAHI 2
(n� en 1941 - 30-11-2016) - Brillant auteur et interpr�te de Cha�bi. De son vrai nom Amar A�t Za�, Ezzahi est n� le 1er janvier 1941 � Ain El Hammam (Tizi-Ouzou). C'est en �coutant Boudjema� El Ankis, dans les ann�es 60, qu'il aima le cha�bi. En 1963, il rencontre cheikh Lahlou et Mohamed Brahimi dit cheikh Kebaili qui l'encouragent, lui remettent d'anciennes qacidate tout en lui donnant des conseils sur le rythme avec lequel ses textes �taient chant�s. Autodidacte, il apprendra le chaabi sur le tas. Il aura la chance d'avoir, dans son orchestre, durant quinze ans, un musicien de talent qui lui a transmis plusieurs qacidate, il s'agit de cheikh Kaddour Bachtobdji avec lequel il a commence � travailler en 1964. Son premier enregistrement date de 1968, Ya djahel leshab et Ya el adra� furent les deux premi�res chansons de son premier 45t. La musique et les paroles �taient de Mahboub Bati. En 1971, il enregistre trois 45t et en 1976, deux 33t. II compte trois chansons � la radio et quatre autres � la t�l�vision. Son unique cassette Ya rab El I bad sort en 1982. Modeste, r�serv�, se confiant rarement, fr�quentant souvent le caf� "El Kawakib", Amar Ezzahi, l'un des plus brillants interpr�tes du chaabi des ann�es 70, dispara�t pratiquement de la sc�ne artistique � partir de 80 et n'est pr�sent que lors des f�tes familiales. Il r�appara�t le 10 f�vrier 1987 dans un r�cital � la salle Ibn Khaldoun � Alger pour s'effacer � nouveau.
La Biographie de : ABDELKRIM DALI
(1914-1978) - Grand ma�tre de Hawzi. N� � Tlemcen dans une famille de m�lomanes dont le p�re �tait un "halwadji" � la swiqa, C'est tr�s jeune que son talent fut d�couvert par le cheikh Omar Bakhchi qui s'int�ressa � lui et lui apprit les bases de la musique andalouse, � quatorze ans il jouait du Tar et chantait, en soliste, les Istikhbars dans les f�tes et les mariages. Son go�t pour la musique s'est d�velopp� au contact de ma�tres tels que : Abdessalam Bensari, fr�re de cheikh Larbi, le cheikh Bendali Yahia consid�r� � l'�poque comme une encyclop�die de la musique de Gharnata (Grenade), de cheikh Boudalfa, Mustapha Brixi et le ma�tre El Yaho Bensa�d (Ib�ho). Tr�s t�t il avait appris � jouer, d'abord de la mandoline, o� il excella puis il s'�tait mis au violon et au Ney, enfin au luth o� il a fini par �tre un des plus grands. Il s'est int�gr� tr�s vite � l'orchestre le plus renomm� de l'�poque, celui du cheikh Larbi Ben Sari o� il interpr�tait les chansons d'Oum Kaltoum et d'Abdelwahab popularis�es par les films. Il en ira ainsi jusqu'� ce que le fils du cheikh Larbi, Redouane, le remplace aupr�s de son p�re. C'est � ce moment que, lors d'une tourn�e, Mahieddine d�couvrira ce jeune chanteur dont la voix faisait merveille dans l'orchestre de la grande chanteuse cheikhs Tetma, et qu'il int�grera � la partie concert de sa tourn�e. c'est ainsi qu'Abdelkrim Dali sera connu des m�lomanes des autres grandes villes d'Alg�rie et participera alors � toutes les f�tes qu'animera Tetma. En 1930 il enregistre un istikhbar Moual avec Nari Ha�chat Tentfa et un autre Iraq, avec Kif Amali Ouhilti. Puis en 1938, aux c�t�s de cheikha Tetma qu'il accompagnait au violon et au luth, il enregistra une vingtaine de disques chez Algeriaphone, lesquels font l'objet de deux albums pr�sent�s par le Club du Disque Arabe. En 1950, il enregistra ElKawi, Amersouli, El Hadjam et Nergheb el Mouid. Ces diff�rentes s�ries d'enregistrements firent de lui une des plus grandes personnalit�s du genre hawzi et classique sur tout le territoire alg�rien si bien que Mahieddine l'engagera en 1938 pour une grande tourn�e � travers l'Alg�rie et ensuite, � la veille de la guerre de 39, pour une autre tourn�e, en France. D�s la cr�ation, en 1940, de Radio Alger, Boudali Safir, alors directeur artistique de la station, le fit venir de Tlemcen pour participer aux concerts de musique andalouse que donnait cet orchestre. En 1952, Abdelkrim Dali s'int�gra d�finitivement � cet orchestre comme joueur de luth, et s'installa avec toute sa famille a Alger. D�s l'ind�pendance, il se lan�a dans la composition de chants patriotiques et religieux, il participa alors � toutes les semaines culturelles en Europe ou dans le monde arabe pour repr�senter l'�cole tlemc�nienne de musique arabe. En 1965, on lui attribua une chaire au Conservatoire d'Alger et, en 1971, il est engag� par l'institut national de musique en qualit� de conseiller pour la musique andalouse. Il enregistra toutes les Noubas suivant la tradition de Tlemcen. Pendant ses derni�res ann�es, il participera aussi � tous les festivals de musique andalouse en Alg�rie ou dans d'autres capitales du monde arabe, ce sera sa consolation car il n'avait pu participer au Congr�s de la musique arabe tenu au Caire en 1932 o� El Hadj Larbi Bensari avait pr�f�r� faire participer son fils Redouane, ce qui avait provoqu� leur rupture. Durant ces m�mes ann�es il cr�era une chorale � la radio diffusion alg�rienne avec laquelle il enregistrera toutes les parties chorales de la musique andalouse. Ses innombrables activit�s ne l'ont pas emp�ch� d'enseigner la musique � ses propres enfants qui venaient renforcer les orchestres qu'il constituait � l'occasion des galas ou mariages qu'il animait. Deux ans avant sa mort, il a fait le p�lerinage � La Mecque et � son retour il a compos� un grand po�me symphonique sur des modes andalous, intitul� Rihla hidjazia, cette ouvre sera en quelque sorte le couronnement de sa longue carri�re de serviteur de la musique andalouse. La radiodiffusion alg�rienne a enregistr� ce long po�me o� l'on retrouve toute la science, la finesse et la foi profonde de cet artiste accompli. Il mourut le 21 f�vrier 1978 � Alger suite � une crise cardiaque et fut enterr� au cimeti�re de Sidi Yahia. Simple et g�n�reux, il avait plusieurs talents et surtout la voix. Il �tait un des rares � pouvoir chanter sans micro tellement sa voix portait. Venant de Tlemcen, vivant � Alger, il a su allier les deux styles de la musique andalouse. Instrumentiste polyvalent, il excellait aussi bien au rebab qu'au luth. Au chant, c'�tait le meilleur interpr�te du hawzi tlemc�nien.
Inscription à :
Articles (Atom)












