Auteur, compositeur - musicien et chanteur, "Cha�bi " (populaire) alg�rois. "Andalous" et "Rythmes Kabyles"... Ce parolier qui est aussi un remarquable narrateur et un compositeur de talent, naquit � B�dja�a, une ville o� se c�toient quotidiennement le bleu azur de la M�diterran�e et la teinte blanche des cimes enneig�es des montagnes de la Kabylie. B�dja�a, aux mille �vocations si ch�res � Hamid, fut dans le pass� une citadelle myst�rieuse et fascinante pour tant de corsaires m�diterran�ens. Ce site merveilleux qui �margea des tr�fonds n�buleux de l'antiquit�, s'identifiait progressivement � "YEMA GOURAYA" Sainte Patronne, protectrice des lieux et des po�tes. Beaut� sublime, B�dja�a ne pouvait �chapper du coup � l'�loge quasi dithyrambique d'un amant qui de surcro�t est un natif du lieu : - "YA B'JAIA...." (O BEDJAIA), ultime appel lanc� par Hamid depuis son pays d'exil, Paris, pour exprimer l'attachement int�rieur � la terre qu'il a d� quitter, voici maintenant 25 printemps : "YA B'JAIA" est un chant qui le replonge dans son NOSTOS : nostalgie d'une �poque inoubliable. Lorsque sous la houlette de hadj SADDEK, fondateur du cercle Musical Andalous, Hamid aff�tait patiemment ses 'cordes', afin d'accompagner les chants lancinants des marins p�cheurs, conjurant leur sort pr�caire... Enfin du peuple la musique " cha�bi " lui sied � merveille : elle lui "colle � la peau", pour reprendre les propos d'un intime. Nous avons la conviction, quant � nous, que Hamid refl�te le parfait musicien m�diterran�en. Il excelle fort bien dans le genre "cha�bi", "Andalous", "La qsida (qaca'id )", "le Hawzi" etc., sans omettre bien s�r les textes qu'il �crit et chante dans la langue de SI MOHAND (po�te - barde Kabyle du XXe si�cle d�butant).... Enfin, � l'instar de Dahmane ELHARRACHI, son ami de cour, � qui il rendit un hommage tr�s prononc� dans un texte d'une rare sensibilit�, Hamid a su surmonter la trag�die de l'exil gr�ce � un travail assidu de cr�ation musicale et po�tique. Sources : Ouali CHEKOUR
vendredi 24 mars 2017
La Biographie de : HADJ MENOUAR
(1913-1971)- Ma�tre du Cha�bi. N� � la Casbah d'Alger. Issu d'une famille modeste originaire de A�n Assila (Bordj M�na�e), El Hadj Menouar, de son vrai nom Menouar Kerar, dut se mettre tr�s t�t au travail pour faire vivre sa famille: Priv� d'instruction, ne sachant ni lire ni �crire, il �tait par contre dou� d'une m�moire ph�nom�nale. Emmagasinant des centaines de Qacidas m�me les plus longues, il devint rapidement une v�ritable encyclop�die. Il s'est int�ress� tr�s jeune � la musique et fut encourag� par K'hioudji. Il apprenait tout ce qu'il entendait aupr�s des ma�tres de son �poque tels que Mustapha Driouech, Kouider Ben Sma�l, EI-Ounnas Khmissa, Sa�d La�ouar, cheikh Sa�di et d'autres encore. Deux qualit�s �taient absolument n�cessaires aux chanteurs pour r�ussir, une m�moire sans faille et une voix puissante. Il n'�tait pas question de se pr�senter au public lisent ses textes. Le micro n'existant pas, il fallait de la voix pour se faire entendre et s'imposer au public. Toutes ces qualit�s Hadj Menouar les poss�dait. Le chanteur n'�tait accompagn� � l'�poque que par les instruments de percussion comme le Deff, le Bendir, le tar. Celui qui a introduit des instruments comme le violon, la mandoline, le Qanoun dans le mdih , c'est cheikh Ben Kouider. Hadj Menouar a conserv� de la vieille tradition l'utilisation du tar pour s'accompagner; il �tait le ma�tre incontest� de cet instrument � tel point qu'il a �t� surnomm� "le Prince du Tar" par Ahmed Lakchal qui l'a introduit � la radio. S'occupant surtout du Med'h et se sp�cialisant longtemps dans les neutres religieuses du genre sa c�l�brit� s'�tendait de jour en jour, il anima de nombreuses f�tes familiales ou publiques, recevant le meilleur accueil aupr�s de la population qui aimait sa voix forte et m�lodieuse. Mahieddine Bachetarzi l'engagera dans la partie concert de ses tourn�es th��trales et le fera conna�tre dans toutes les r�gions du territoire. Il a enregistr� une dizaine de disques vers les ann�es 50 chez Path�-Marconi dont une chansonnette qui s'intitule Khemous alik oue serre aliya, paroles �crites par El-Anka. Nerveux, alerte mais g�n�reux et serviable, il �tait disponible pour r�pondre � toutes sortes de questions que lui posaient les jeunes qui venaient au m�tier. Il �tait employ� pendant longtemps en qualit� d'agent de service � l'ex- RTA, mais cette derni�re n'a pas tellement, de son vivant, su profiter de ses capacit�s artistiques. Il avait la particularit� de jouer du tar tout en chantant. Il jouait d'autres instruments, mais il ne l'exhibait jamais. El-hadj Menouar avait particip�, aux c�t�s d'El-Hadj El- Anka et Hadj M'Rizek, � un spectacle organis� au profit de la famille de cheikh Khelifa Belkacem, qui venait de d�cider le 4 novembre 1951. Le gala a eu lieu le 20 mars 1952 � la salle Ibn Khaldoun (ex-pierre Bordes), l'animation �tait assur�e par Othmane Boujueta�a. Il devait interpr�ter ce soir-l� deux chansons: Ya tbib aref daya et A lalla el batoul. Il aimait se produire durant le mois de Ramadhan dans les caf�s et pr�f�rait chaque ann�e le caf� de Djama� Far�s (ex-Djama� Lihoud) et celui de Touadjine, dans le quartier de Tijditt � Mostaganem. Il mourut le 7 novembre 1971 � El- Madania (Alger).
La Biographie de : FAYCAL HEDROUG
Chanteur Chaabi : n� en 1964 � Saint Eugene (Alger). Fait ses d�buts au sein de l'UNJA de Bologhine en 1980. Autodidacte, influenc� par le Cardinale EL HADJ MOHAMED EL ANKA, puis par BOURDIB KAMEL et enfin par GUETTAF. Present sur la scene artistique, anime Galas, r�cital et soir�es priv�es
La Biographie de : FADILA DZIRIA
1917-1970) - Grande cantatrice. N�e le 25 juin 1917 � Djenan Be�t El Mel du c�t� de Notre Dame d'Afrique, � Alger, dans une famille conservatrice, Fadela Dziria, de son vrai nom Fadela Madani, est l'une des figures les plus marquantes de la chanson traditionnelle citadine dite Hawzi. Son p�re s'appelait Mehdi Ben Abderrahmane et sa m�re Fettouma Khelfaoui. Sa seule seour de p�re et de m�re, Goucem, fut musicienne en son temps tandis que les deux autres seours et un fr�re, Amar, ont la m�me m�re seulement. Des son plus jeune �ge, elle s'adonna � la chanson, en imitant la grande cheikha Yamna Bent El Hadj El Mehdi, au sommet de sa carri�re et en assistant � toutes les f�tes qu'elle animait et reprendra un peu plus tard, � son compte, les m�lodies de la diva du hawzi. Elle fut d�couverte par une �mission de Radio Alger Men koul Fen chwai de M. E. Hachelafet Djilali Haddad qui lui compos�rent un grand nombre de chansons sur le mod�le classique et hawzi. Quarante ans plus tard, une partie de son r�pertoire est pr�sume du domaine public comme Ana Toueiri. Mustapha Kechkoul, discoth�caire de Radio Alger, se chargea de son initiation � la musique classique, initiation qui s'av�ra laborieuse car elle �tait analphab�te; il fallait lui souffler les paroles pendant les enregistrements. Soutien majeur de sa famille sur le plan mat�riel, Fadela s'�tait mari�e une seule fois, en 1930, � l'�ge de 13 ans, avec un ch�meur qui en avait trente. De cette union naquit une fille qui ne v�cut pas. Sa m�sentente avec son mari, qui d�c�da quelque temps apr�s, la poussa a faire une fugue et Fadela se retrouva, en 1935 a Paris, chantant dans les quartiers � forte concentration d'�migr�s et plus particuli�rement au cabaret El Djaza�r. Elle chantera du Asri (moderne), rencontrera Abdelhamid Ababsa qui lui apprit plusieurs m�lodies en vogue � l'�poque et lorsque sa m�re la fit revenir, elle restera chanteuse tant sa voix plaisait au public. Elle fut engag�e pendant les soir�es de Ramadhan au Caf� des Sports g�r� par Hadj Mahfoud et situ� � la rue Bruce, dans la basse Casbah. Une troupe de th��tre et de vari�t� la prit en charge par la suite. Elle travaillera avec le directeur de la troupe qui lui conseilla de changer de genre. Mustapha Skandrani et Mustapha Kechkoul, bien introduits dans le cercle musical alg�rois vont beaucoup l'influencer et elle a fini par adopter l'Alg�rois en entrant dans le groupe de M�riem Fekka� qui animait les soir�es de f�tes du tout Alger. Pour son premier enregistrement professionnel, elle reprend une chanson que tous les Alg�rois connaissaient bien d�j� Rachiq el Qalb, un morceau genre Nqleb du mode Araq faisant partie de la structure musicale arabo-andalouse. Elle s'en �tait acquitt�e d'une fa�on majestueuse, toutefois. sa vraie rentr�e, en 1949, fut avec l'enregistrement de son premier disque chez Pacific, Mal Hbibi Malou (paroles de Kechkoul et musique de Skandrani), qui obtint un grand succ�s commercial. Mahieddine Bachetarzi l'engagea alors pour animer la partie concert de ses tourn�es. Elle participa aussi en tant que com�dienne aux pi�ces qu'il pr�sentait � travers toute l'Alg�rie et notamment dans Ma Yenf�a ghir Essah, Dawlette Enissa, Othmane en Chine et Mouni Radjel (1949). Cette carri�re de com�diennes si elle n'a pas �t� longue elle lui valut de vaincre le trac du public et surtout de travailler aux cotes d'artistes consacres comme Ksentini. Touri, Bachdjarrah, Keltoum et bien d'autres. Quittant les planches, elle revient � la chanson, sa v�ritable passion et ce retour lui valut au moins trois grands succ�s : Malou habibi bien sur mais aussi Ena Toueiri... (paroles de M. E. Hachelafet musique de Djilali Haddad) et Houni Kanou (Ils �taient la), un zendali ex�cut� sur un rythme typiquement f�minin de l'Alg�rois. Femme g�n�reuse, pleine de bont�, on la retrouve en 1954 � l'Op�ra de Paris ou elle s'est produite dans le gala organise au profit des sinistres d'El Asnam aux c�t�s de la c�l�bre com�dienne Keltoum et d'Aouichette, chanteuse bien connue dans le milieu artistique de l'�poque. En 1955, elle participe � des �missions classiques � la t�l�vision alg�rienne naissante. Sa vie artistique ne l'emp�chera pas de participer avec sa seour Goucem � la guerre de lib�ration : elle �tait charg�e de la collecte des fonds et, � cause de cela fut emprisonn�e � Serkadji. A sa sortie de prison, elle forme son propre ensemble musical avec sa seour Goucem � la derbouka, Reinette Daoud, dite l'Oranaise, au violon, et sa ni�ce Assia au piano et a l'orgue. Apr�s l'ind�pendance, elle reprend sa participation � la radio et � la t�l�vision. Sensible, perspicace, Fadela Dziria �tait majestueuse sur sc�ne. Son langage recherch�, serein et calme, son �l�gance et sa mani�re de porter le Kaftan, le Karakou avec S�roual dor� coiff� d'un Khit Erroh ou Zrir, faisait d'elle l'expression vivante de toute une culture, de toute une tradition jalousement conserv�e. Elle incarnait aussi le c�t� classique de la musique alg�rienne et, � ce titre, elle fut connue partout comme la plus grande cantatrice alg�rienne. Son caract�re affable et son sourire lui ont permis de vivre dans le milieu artistique avec la consid�ration et la sympathie de tous. Elle mourut en son domicile de la rue Hocine Asselah, pr�s de la Grande Poste � Alger le samedi 6 octobre 1970 et fut enterr�e au cimeti�re d'El Kettar.
La Biographie de : EL HADJ MRIZEK
(1912-1955) - Brillant interpr�te de Cha�bi. De son vrai nom Arezki Cha�eb, Hadj M'Rizek naquit au 4, Rue de Th�bes � la Casbah d'Alger. Il fr�quenta l'�cole "indig�ne" du quartier de Soustara, l'�cole Sarrouy o� il obtint en 1927, le Certificat d'Etudes Primaires CEP "indig�ne". Tr�s jeune, il s'int�ressa � la musique. Son demi-fr�re Mohamed Qhioudji, lui apprit quelques airs de chansons qu'il interpr�tait avec des amis. Dans cet orchestre "familial" il tenait le tar. En 1928, au cercle du Mouloudia, Place Mahon face � Djama� Djedid, existait une soci�t� andalouse au sein de laquelle il �volua aux c�t�s de Cheikh Ahmed Chitane, faisant d'�normes progr�s dans le genre Hawzi tout en suivant parall�lement des cours d'arabe. C'est l� qu'il rencontra Mustapha Kechkoul, Omar Hibi et Bencharif. A partir de 1929, il anima la plupart des f�te familiales de la Casbah. Ses interpr�tations du hawzi �taient tr�s appr�ci�es � Blida et Cherchell. Il trouva assez de temps pour aider le Mouloudia dont il fut le vice- pr�sident en 1937 et diriger par la suite la section natation. Il a enregistr� ses premiers disques � Paris chez Gramophone (78 T) en 1938, entre autres: Ya taha el amine, Yal qadi, EI bla fi el-kholta. Il a effectu� son p�lerinage en 1937, une ann�e apr�s El-Hadj El-Anka et Hadj Menouar. En 195l, il se produit � la salle lbn Khaldoun (ex: P. Bordes) avec Lili Bouniche. il a interpr�t�, El-Faradjiya de Sidi Kaddour El-Alami et Rohi Thasbek ya afdra de Bendebbeh. Le 20 mai 1952, il participe � un grand gala organis�, au profit de la famille du Cheikh Khelifa Belkacem d�c�d�, le 4 novembre 1951. Au cours de la m�me ann�e il enregistre chez Pacifique son grand succ�s: El Mouloudia (78 T); les paroles lui �taient �crites par Cheikh Noreddine ainsi que Arassi noussik du po�te Dris El-Alami et Qahoua ou lateye du po�te Sid Thami El- Medeghri. C'�tait un dandy comme on disait � cette �poque, gentleman et distingu�. Tout comme Habib R�dha, Mustapha Skandrani, Mohamed El-Kamel, Abdelghani Belka�d, Ali Debbah (dit Allilou) et beaucoup d'autres, il �tait tr�s estim� par son public et particuli�rement dans le M'Zab o� il animait beaucoup de soir�es, Qhioudji son demi-fr�re, dit Mohand Aromi, a jou� un r�te important dans sa vie artistique du fait qu'il �tait organisateur de spectacle, il �tait en fait son impr�sario. C'�tait lui qui r�ceptionnait les demandes de galas et f�tes familiales pour choisir les cheikhs disponibles et monter les c�r�monies � sa mani�re, Hadj Mrizek avait entrepris, vers 1940, l'interpr�tation de chants religieux. Cheikh Sid Ahmed Ibnou Zekri, proviseur du lyc�e de Ben-Aknoun l'a orient� vers le hawzi et l'Aroubi, genres profanes qui lui allaient bien. Il s'initia au dur apprentissage de l'�criture po�tique mais la maladie �tait l�. Bien qu'alit�, il s'enquerrait des nouvelles de la R�volution d�clench�e de 1er Novembre 1954. Demi-fr�re de Rouiched, originaire de Kanis � Azzefoune (Tizi-Ouzou), Hadj M'Rizek qui avait quitt�, � la fin de la Seconde Guerre mondiale, la vieille maison familiale de la Casbah pour le quartier chic europ�en du Bvd Pitolet � Bologhine, mourut dans la nuit du 11 au 12 f�vrier 1955 � Alger, apr�s une longue maladie et fut enterr� au cimeti�re d'El-Kettar.
La Biographie de : EL HADJ MOHAMED EL ANKA
(1907-1978) - Grand ma�tre de la chanson Cha�bi. De son vrai nom A�t Ouarab Mohamed Idir Halo, Hadj M'Hamed El Anka naquit le 20 mai 1907 � la Casbah d'Alger, pr�cis�ment au 4, rue Tombouctou, au sein d'une famille modeste, originaire de B�ni Djennad (Tizi-Ouzou). Son p�re Mohamed Ben HadJ Sa�d, souffrant le jour de sa naissance, dut �tre suppl�� par un parent maternel pour la d�claration a l'�tat civil. C'est ainsi que naquit un quiproquo au sujet du nom patronymique d'El Anka. Son oncle maternel se pr�sente en tant que tel; il dit en arabe "Ana halo" (Je suis son oncle) et c'est de cette mani�re que le pr�pos� inscrivit "Halo". Il devient alors Halo Mohamed Idir. Sa m�re Fatma Bent Boudjema� l'entourait de toute l'affection qu'une m�re pouvait donner. Elle �tait attentive a son �ducation et � son instruction. Trois �coles l'accueillent successivement de 1912 � 1918 : coranique (1912-1914), Brahim Fatah (Casbah) de 1914 � 1917 et une autre � Bouzar�ah jusqu'en 1918. Quand il quitte l'�cole d�finitivement pour se consacrer au travail, il n'avait pas encore souffle sa 11 �me bougie. C'est sur recommandation de Si Said Larbi, un musicien de renom, jouant au sein de l'orchestre de Mustapha Nador, que le jeune M'hamed obtenait le privil�ge d'assister aux f�tes anim�es par ce Grand ma�tre qu'il v�n�rait. C'est ainsi que durant le mois de Ramadhan de l'ann�e 1917, le cheikh remarque la passion du jeune M'hamed et son sens inn� pour le rythme et lui permit de tenir le tar (tambourin) au sein de son orchestre. A partir de la, ce fut Kehioudji, un demi-fr�re de Hadj Mrizek qui le re�oit en qualit� de musicien a plein temps au sein de l'orchestre qui animait les c�r�monies de henn� r�serv�es g�n�ralement aux artistes d�butants. Apr�s le d�c�s de cheikh Nador � l'aube du 19 mai 1926 � Cherchell, ville d'origine de son �pouse ou il venait juste de s'installer, El Anka prit le relais du cheikh dans l'animation des f�tes familiales. L'orchestre �tait constitu� de Si Sa�d Larbi, de son vrai nom Birou, d'Omar B�b�o (Slimane Allane) et de Mustapha Oulid El Meddah entre autres. C'est en 1927 qu'il participa aux cours prodigu�s par le cheikh Sid AH Oulid Lakehal, enseignement qu'il suivit avec assiduit� jusqu'en 1932. 1928 est une ann�e charni�re dans sa carri�re du fait qu'il rencontre le grand public. Il enregistre 27 disques 78 t chez Columbia, son premier �diteur et prit part aussi a l'inauguration de la Radio PTT Alger. Ces deux �v�nements vont le propulser au devant de la sc�ne a travers tout le territoire national et m�me au-del�. Le 5 ao�t 1931, cheikh Abderrahmane Sa�di venait de s'�teindre. Ce Grand cheikh disparu, El Anka se retrouvera seul dans le genre mdih. C'est ainsi que sa popularit� favoris�e par les moyens modernes du phonographe et de la radio, allait de plus en plus grandissante. Des son retour de La Mecque en 1937, il reprit ses tourn�es en Alg�rie et en France et renouvela sa formation en int�grant HadJ Abderrahmane Guechoud, Kaddour Cherchalli (Abdelkader Bouheraoua d�c�d� en 1968 � Alger), Chabane Chaouch � la derbouka et Rachid Rebahi au tar en remplacement de cheikh Hadj Menouer qui cr�a son propre orchestre. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, et Apr�s une p�riode jug�e difficile par certains proches du cheikh, El HadJ M'Hamed El Anka va �tre convi� � diriger la premi�re grande formation de musique populaire de Radio Alger � peine naissante et succ�dant � Radio PTT, musique populaire qui allait devenir, a partir de 1946, "cha�bi" gr�ce � la grande notori�t� de son promoteur, El Anka. En 1955. Il fait son entr�e au Conservatoire municipal d'Alger en qualit� de professeur charge de l'enseignement du cha�bi. Ses premiers �l�ves vont devenir tous des cheikhs a leur tour, assurant ainsi une rel�ve prosp�re et forte, entre autres, Amar L�achab, Hassen Said, Rachid Souki, etc. EI-Hadj M'Hamed El-Anka a bien pris � cour son art, il a appris ses textes si couramment qu'il s'en est bien impr�gn� ne faisant alors qu'un seul corps dans une symbiose et une harmonie exceptionnelle qui font tout le genie cr�ateur de l'artiste en allant jusqu'� personnifier, souvent malgr� lui, le contenu des po�sies qu'il interpr�te; les exemples d'El-Hmam, Soubhane Allah Yaltif sont assez �difiants. La grande innovation apport�e par EI-Hadj El-Anka demeure incontestablement la note de fra�cheur introduite dans une musique r�put�e monovocale qui ne r�pondait plus au go�t du jour; Son jeu instrumental devient plus p�tillant, all�g� de sa nonchalance. Sa mani�re de mettre la m�lodie au service du verbe �tait tout simplement unique. A titre indicatif, El Hadj El Anka a interpr�t� pr�s de 360 po�sies (qaca'id ) et produit environ 130 disques. Apr�s Columbia, il r�alise avec Alg�riaphone une dizaine de 78t en 1932 et une autre dizaine avec Polyphone. Apr�s plus de cinquante ans au service de l'art, El Anka animera les deux derni�res soir�es de sa carri�re jusqu'� l'aube, en 1976, � Cherchell, pour le mariage du petit-fils de son ma�tre cheikh Mustapha Nador et, en 1977, a El-Biar, chez des familles qui lui �taient tr�s attach�es. Il mourut le 23 novembre 1978, � Alger, et fut enterr� au cimeti�re d'El-Kettar.
La Biographie de : EL HACHEMI GUEROUABI
(n� en 1938 - 2006) - Ma�tre du Cha�bi. N� le 6 janvier 1938 � El Mouradia (Alger), il grandit � B�louizdad (ex-Belcourt) o� deux passions occupent son temps : le football et la musique. Bon ailier droit, il jouera sa derni�re saison en 1951-52, sous les couleurs de la Redoute AC. Au d�but des ann�es 50, il commen�a � s'int�resser � la musique et tout particuli�rement � El-Anka, M'rizek, H'ssissen, Zerbout et Lachab. Au music hall El Arbi, il se distingue en obtenant deux prix. Gr�ce � Mahieddine Bachetarzi, il rejoint l'Op�ra d'Alger, en 1953 � 1954, ou il chantera Magrounet Lehwahjeb qui fut un suc�es. Engag� � l'Op�ra comme chanteur, il fera aussi de la com�die et jouera dans plusieurs pi�ces et dans de nombreux sketches dont Dahmane la chaire et Haroun Errachid. Apr�s l'ind�pendance, il rencontre Mahboub Bati avec lequel il enrichit ses connaissances, se perfectionne et enregistre des chansonnettes. En 1962 et face � l'invasion des chansons occidentales et �gyptiennes, il fallait trouver une place pour le cha�bi aupr�s des Jeunes. Guerouabi introduit des changements sur le genre et, avec EI barah, il aura beaucoup d'impact. Dans ce courant r�novateur auquel s'opposeront les conservateurs, on trouvera aussi El Ankis et bien entendu le compositeur Mallboub Bati. Toutefois, El harraz et Youm EI Djema� ont la pr�f�rence de Guerouabi qui excelle d'ailleurs dans le mdih et les nabawiyates. Il effectue un p�lerinage � la Mecque en 1987. Guerouabi qui a commenc� � taquiner la mandale � l'�ge de neuf ans a accumul� un capital immense gr�ce au contact et au travail assidu aupr�s de nombreux ma�tres du genre. Toutefois son prestige d�coule du fait qu'il a su apporter sa touche personnelle et broder une variante singuli�re sur l'�toffe commune qu'est le cha�bi. Il n'a jamais cess� en fait, m�me pendant les moments difficiles de sa carri�re, d'�tre � la hauteur de sa r�putation, qui a largement d�pass� les fronti�res nationales. A son actif, des centaines de compositions, dont des adaptations de po�mes des XVI I� et Xvlll� si�cles. Il en courage son fils Mustapha � le suivre sur le m�me chemin et chanter en duo avec lui en 1990. H�ritier populaire des grands ma�tres du genre et figure embl�matique de toute une g�n�ration, il renoue avec les textes fi�vreux et les po�sies qui ont fait sa renomm�e, d�s et d�but des ann�es 50. La voix suave l�g�rement �raill�e, le " rescap�" Alg�rois d'une musique qui s'�vaporait de plus en plus dans la vari�t� refait, au d�but des ann�es 90, un retour �blouissant avec un CD sorti chez Sonodisc, en France, Le cha�bi des ma�tres. Cithare, piano, tablas, violons, banjos et guitare constituent l'instrumentation d'un r�pertoire classique revitalis� et toujours distill� en arabe dialectal, avec une diction et une s�r�nit� extraordinaires.
La Biographie de : DJAFFAR BENYOUCEF
N� � Alger (Kouba). Autodidacte de la musique Cha�bi (quartier, f�tes, mariages). Depuis sa rencontre avec Sami Eldjazairi, en 1987 � la discotheque "Triangle", o� il a passe quelques ann�es sympathiques, il n'arr�te pas d'�voluer dans la musique Algeroise, � travers des f�tes, des galas et mariages. A son actif six albums, plus le dernier in�dit (parole et musique Nacer Fertas, grand paroliers Algerois), sortie pr�vue en novembre 2001, qui promet de nous faire revivre les grands moments de la musique Algeroise, comme le dernier festival du cha�bi o� il a particip� aux c�tes de : Guerouabi et d'autres!!! A Paris en 2000. Anime vos soirees et mariages avec beaucoup d'ambiances de chez nous... Sources: chaabi dialna
La Biographie de : DAHMANE EL HARACHI
Atravers ses chansons compos�es dans les ann�es 50. Dahmane El �Harachi incarnait la modernit� au sens baudelairien du terme, c'est-�-dire non pas "le triomphe du nouveau, la glorification du progr�s ou la supr�matie des avant-gardes" mais le besoin de retrouver "la morale et esth�tique du temps". Le parcours artistique d'EI-Harachi porte la marque de son v�cu et traduit toutes les d�clinaisons de l'Immigritude". Observateur attentif et vigilant du milieu de ces travailleurs appel�s � "construire des maisons qu'ils n'habiteront jamais" ou des autoroutes qu'ils n'emprunteront pas. Dahmane (diminutif d'Abderrahmane) a toujours �vit� de tomber dans le mis�rabilisme alors ambiant. Ce que contredisait un peu sa vie dissolue, mais il disait des choses � la fois vraies et belles car c'�tait un pessimiste gai. B�tie autour du Cha�bi, genre populaire de la Casbah d'Alger. La musique d'EI-Harachi a gard� certaines lignes m�lodiques pour les notes et une nette pro pension aux proverbes et aux dictons puis�s dans la tradition po�tique orale quant aux mots. Le cha�bi tel qu'il a �t� "institu�" par El-Anka regorgeait d'all�gories �mises en semi-dialectal et de citations pomp�es dans le "melhoun", celui de Dahmane use d'un parler simple de tous les jours, compr�hensible par l'ensemble de la communaut� maghr�bine. Ce qui explique, en partie, son large succ�s. N� le 7 juillet 1925 � El Biar, un quartier r�sidentiel d'Alger. El �Harachi, de son vrai nom Amrani, a grandi a EI-Harrach (ex-Maison Carr�e), dans la banlieue alg�roise. Son p�re, Cheikh EI-Amrani, �tait le muezzin de la Grande Mosqu�e de la capitale alg�rienne et il a �lev� son fils dans le respect des principes musulmans, compl�t�s par ceux dispens�s par l'�cole coranique et l'�cole primaire qu'il suivra Jusqu'� l'obtention du certificat d'�tudes, dipl�me a l'�poque comme un excellent sauf-conduit pour le march� de l'emploi. Le jeune homme s'essaiera plut�t � l'exercice de m�tiers divers dont la cordonnerie et pendant sept ans, le boulot de receveur de tramway sur la ligne EI-Harrach-Bab-et-Oued. C'est au cours de cette p�riode qu'il entame quelques prometteurs d�buts musicaux, int�grant une troupe d'amateurs et donnant des concerts un peu partout en Alg�rie. En 1949, il se rend en France et s'installe d'abord � Lille, puis � Marseille et enfin Paris qu'il ne quittera pratiquement plus. C'est dans les caf�s, embu�s par les vapeurs �thyliques de la nostalgie qu'il se produit r�guli�rement. Dans ces endroits-tremplins, o� l'on vient humer l'air du � pays �, Dahmane, qui est un impressionnant instrumentiste (il �tait un virtuose du banjo), chante de sa voix rocailleuse, modul�e par l'alcool et le tabac, les classiques du cha�bi et surprend par son interpr�tation hors des sentiers battus. �l�gant, bonne gueule d'atmosph�re et buveur, le blues-man des faubourgs s�duit, bouleverse et remue les consciences. Surnomm� � Aznavour � dans le milieu artistique alors qu'il est � comparer aux chantres du bleu � l'�me du delta du Mississipi. Dahmane s'imposera d�finitivement par ses propres compositions hant�es par la silhouette d'Alger la Blanche, les visions de femmes poss�dant la gr�ce d'une perdrix et la finesse d'une colombe ou l'effroi suscit� par "la plus haute de solitudes", du au d�racinement. D�couvert sur le tard par la nouvelle g�n�ration. EI-Harachi a eu droit � sa premi�re sc�ne digne lors du Festival de la Musique maghr�bine qu'il s'est tenu � la fin des ann�es 70 � la Villette. En Alg�rie, terre qu'il n'a jamais cesse d'�voquer � sa fa�on joliment imag�e, il fera deux apparitions avant de conna�tre une fin tragique, le 31 ao�t 1980. dans un accident de voiture sur la corniche alg�roise qu'il sublimait par-dessus tout. De Dahmane, il nous reste un vaste r�pertoire, dont vous retrouverez ici quelques extraits significatifs et un documentaire r�alis� par Hadi Rahim pour la t�l�vision alg�rienne (intitule: "Saha Dahmane", traduction: "Merci Dahmane"), relevant toute la truculence du personnage. R�cemment, Rachid Taha lui a rendu hommage en reprenant un de ses titres majeurs: "Ya Rayah" ("Candidat a l'exil. Tu auras beau voyager o� tu veux un jour tu reviendras � ton point de d�part.") En un chant bref comme il avait coutume de le faire. Dahmane a su r�sumer le cours d'une destin�e, La sienne. Rabah Mezouane
La Biographie de : DAHMANE BEN ACHOUR
(1912 -1976) - Figure de la musique classique alg�rienne. De son vrai nom Achour Abderrahmane, Dahmane Ben Achour est n� le 11 mars 1912 � Ouled Ya�ch (Blida). Il fr�quente l'�cole coranique, ayant pour ma�tre son grand-p�re, puis exerce le m�tier de coiffeur avant de se lancer dans la musique qui ne tarde pas � absorber toute son activit�. D�s son jeune �ge, Abderrahmane s'installe � Alger, rue Zama, avec ses parents. Son p�re �tait commer�ant, place des Martyrs. Quelque temps apr�s, son p�re avant acquis un commerce � Blida, il s'y installe � son tour, comme coiffeur. C'est dans ce salon de coiffure, qu'il d�bute musicien, jouant d'abord du mandole, accompagn� par l'un de ses amis, Ali Mili issu des grandes �coles de l'art classique, il se fait remarquer en 1931, par sa belle voix au sein de la soci�t� blid�enne de musique El-Adabia, que pr�side Ch�rif Bencherchali. C'est au sein de cette association qu'il c�toya des musiciens plus rod�s que lui comme par exemple Hadj Medjbeur qui deviendra par la suite son bras droit, su violon, dans l'orchestre. Khellil, Boualem Stamairo ainsi que d'autres musiciens avaient acquis, en leur temps, le sens du m�tier pour avoir travaill� sous la conduite d'un grand ma�tre du aroubi de la Mitidja, Mahmoud Oulid Sidi Sa�d. Pris en estime par Hadi Medjbeur, Dabmane fait beaucoup de progr�s et supplanta tous les jeunes de sa promotion. Il adh�re � El-widadia d�s sa cr�ation en 1934. Guid� par le grand musicologue Mahieddine Lakchal, Dahmane apprit les noubas, les rythmes, le sens des po�sies. Il conna�t les meilleurs moments de sa carri�re � partir de l 940 m�me si sa participation en 1939, � la f�te du Tr�ne, au Maroc, n'est pas pass�e inapercue. D�s 1946, il acquiert au sein de l'orchestre dirig� par Mohamed Fakhardji une connaissance encore plus solide de la musique andalouse et tr�s vite, devient un sp�cialiste du hadri(Hadhra) traditionnel. Dahmane Benachour jouait de tous les instruments et ma�trisait bien les styles Aroubi et Hawzi Son orchestre se composait de Hadj Medjbeur au violon, Benchoubane au mondole, Barabas � la fl�te, Challal et Baba-Ameur au tambourin. Cet artiste de talent, demand� de partout par les connaisseurs, donne son dernier spectacle en juillet 1976 � El- Achour (Alger). Meurt le 15 septembre 1976 � Blida suite � une intervention chirurgicale.
La Biographie de : DAGHEFALI ZERROUK
Po�te, auteur compositeur Genre: melhoun "chaabi" n� le 5 octobre 1949 � l'ARBA Mari� et p�re de trois enfants, il effectua son p�lerinage � la Mecque et devint Hadj en 1990. Membre de l'office national du droit d'auteur Animations, conf�rences, d�b�ts sur le style Cha�bi d�bute dans la po�sie tr�s jeune, et est � l'origine de nombreuses oeuvres tr�s diversifi�es dans les th�mes suivants: - medhe. Hymne au Proph�te et � la Mecque - printani�re - sociale - sentimentale - sur l'�migration et d'autres... Un grand nombre de ses �uvres a �t� enregistr� et repris par les plus grands du Chaabi tels que : CHEIKH ABDELKADER CHERCHAM, ABDELKADER CHAOU, CHEIKH ABDERRAHMANE KOUBI, CHEIKH KAMEL BOURDIB OEUVRES EN COURS: - Trois recueils in�dits, le livre sur l'historique du Cha�bi et de ses Grands Ma�tres..
La Biographie de : CKEIKH H'SISSEN
(1920-1959) - Brillant Interprete de Chaabi. De son vrai nom Ahce
ne Larbi Benameur, H'ssissen est n� le 8 d�cembre 1920 au 15 rue Monthabor � la Casbah d'Alger au sein d'une famille originaire de Ma�tkas (Tizi-Ouzou). Il a marque son �poque par la finesse de son interpr�tation des grandes qacidate et s'est distingue par sa m�moire prodigieuse qui lui permettait de retenir un long po�me apr�s l'avoir lu une ou deux fois. Il l'apprend aussit�t mais en y ajoutant la mani�re, sans avoir � consulter ses manuscrits, � l'instar de tous les cheikhs de l'�poque qui consignaient leur r�pertoire sur de gros livres. Sa connaissance instinctive de la prosodie lui permettait de placer la note sensible a ou elle devrait �tre et de donner � la m�lodie toute sa souplesse et toute sa finesse. Comme tous les musiciens alg�riens, il apprit a jouer par lui-m�me, d'abord de la mandoline, ensuite de la guitare et de la mandole, pour �gayer les soir�e des jeunes de son quartier. Son talent lui permit tr�s vile de se joindre aux orchestres des plus grands ma�tres, Aupr�s d'eux il se familiarisera avec les modes classiques en usage dans le genre cha�bi, si bien que tr�s vite, avant appris a leur contact une multitude de po�mes, il se mit a composer lui-m�me. Quelques ann�es avant la R�volution de 1954, il �tait a la t�te de son propre orchestre et sa popularit� s'�tendait d�j� au-del� de a ville d'Alger. Ses activit�s artistiques se doublaient d'activit�s politiques - il �tait le chantre du MTLD qui menait une activit� de propagande sur toute l'�tendue du territoire alg�rien - et cela jusqu'� la "Bataille d'Alger" ou, se sentant menace il prit la d�cision de s'exiler. il "monta" d'abord a Paris ou il retrouva une grande partie de ses amis, r�fugi�s comme lui, c'est a cette �poque que sa collaboration avec Missoum lui permit de renouveler le genre, r�novation a laquelle Missoum �tait tr�s attache: ils compos�rent en commun un grand nombre d'�uvres. Il r�alisa chez Pacific l'unique enregistrement commercial de sa carri�re. C'est a cette �poque aussi que, revenant aux sources, il composa, toujours dans le style "cha�bi", quelques ouvres kabyles ou il pr�chait la morale et le retour aux pr�ceptes de l'Islam. Pendant son s�jour � Paris, au cours des nombreuses soir�es qu'il donnait, accompagn� seulement d'un batteur et, tard dans la nuit, par tous les musiciens alg�riens qui venaient apr�s leur propre travail se joindre a lui pour le plaisir, il r�alisa au cabaret "Le Maroc", les enregistrements de la s�rie des Soir�es avec H'ssissen. De Paris, il se rendit � Tunis. Il fut incorpor� dans la troupe artistique du FLN et participa aux diff�rentes tourn�es dans les pays amis. Son �tat de sant� d�clina tr�s vite et il mourut le 29 septembre 1959 a l'h�pital Saddikia, � Tunis, des suites d'une maladie pulmonaire. Son corps repose au cimeti�re El-Djeledj aux cotes de sa compatriote Hadjira Bali, une grande chanteuse populaire de l'�poque, s�ur de la com�dienne Wafia, �pouse de Larbi Zekkal.
ne Larbi Benameur, H'ssissen est n� le 8 d�cembre 1920 au 15 rue Monthabor � la Casbah d'Alger au sein d'une famille originaire de Ma�tkas (Tizi-Ouzou). Il a marque son �poque par la finesse de son interpr�tation des grandes qacidate et s'est distingue par sa m�moire prodigieuse qui lui permettait de retenir un long po�me apr�s l'avoir lu une ou deux fois. Il l'apprend aussit�t mais en y ajoutant la mani�re, sans avoir � consulter ses manuscrits, � l'instar de tous les cheikhs de l'�poque qui consignaient leur r�pertoire sur de gros livres. Sa connaissance instinctive de la prosodie lui permettait de placer la note sensible a ou elle devrait �tre et de donner � la m�lodie toute sa souplesse et toute sa finesse. Comme tous les musiciens alg�riens, il apprit a jouer par lui-m�me, d'abord de la mandoline, ensuite de la guitare et de la mandole, pour �gayer les soir�e des jeunes de son quartier. Son talent lui permit tr�s vile de se joindre aux orchestres des plus grands ma�tres, Aupr�s d'eux il se familiarisera avec les modes classiques en usage dans le genre cha�bi, si bien que tr�s vite, avant appris a leur contact une multitude de po�mes, il se mit a composer lui-m�me. Quelques ann�es avant la R�volution de 1954, il �tait a la t�te de son propre orchestre et sa popularit� s'�tendait d�j� au-del� de a ville d'Alger. Ses activit�s artistiques se doublaient d'activit�s politiques - il �tait le chantre du MTLD qui menait une activit� de propagande sur toute l'�tendue du territoire alg�rien - et cela jusqu'� la "Bataille d'Alger" ou, se sentant menace il prit la d�cision de s'exiler. il "monta" d'abord a Paris ou il retrouva une grande partie de ses amis, r�fugi�s comme lui, c'est a cette �poque que sa collaboration avec Missoum lui permit de renouveler le genre, r�novation a laquelle Missoum �tait tr�s attache: ils compos�rent en commun un grand nombre d'�uvres. Il r�alisa chez Pacific l'unique enregistrement commercial de sa carri�re. C'est a cette �poque aussi que, revenant aux sources, il composa, toujours dans le style "cha�bi", quelques ouvres kabyles ou il pr�chait la morale et le retour aux pr�ceptes de l'Islam. Pendant son s�jour � Paris, au cours des nombreuses soir�es qu'il donnait, accompagn� seulement d'un batteur et, tard dans la nuit, par tous les musiciens alg�riens qui venaient apr�s leur propre travail se joindre a lui pour le plaisir, il r�alisa au cabaret "Le Maroc", les enregistrements de la s�rie des Soir�es avec H'ssissen. De Paris, il se rendit � Tunis. Il fut incorpor� dans la troupe artistique du FLN et participa aux diff�rentes tourn�es dans les pays amis. Son �tat de sant� d�clina tr�s vite et il mourut le 29 septembre 1959 a l'h�pital Saddikia, � Tunis, des suites d'une maladie pulmonaire. Son corps repose au cimeti�re El-Djeledj aux cotes de sa compatriote Hadjira Bali, une grande chanteuse populaire de l'�poque, s�ur de la com�dienne Wafia, �pouse de Larbi Zekkal.
La Biographie de : CHEIKHA TETMA
(1891- 1962) - Brillante interpr�te du genre Hawfi. De son vrai nom Tetma Thabet. Cheikha Tetma est n�e � Tlemcen. Elle entama sa carri�re en interpr�tant le hawfi qui est une sorte de romance, de berceuse que les femmes tlemc�niennes chantaient en se poussant sur la balan�oire ou en cajolant leur b�b� pour l'endormir, ou encore pour meubler les soir�es familiales... Un exemple: "j'ai d�couvert des rochers entre lesquels coulait une eau abondante. je me suis rendu aux cascades pour les visiter J'ai remarqu� quatre jeunes femmes qui lavaient du linge "la premi�re � lune, la deuxi�me du cristal, "la troisi�me � mon fr�re a enflamm� mon coeur, "Et la quatri�me, � mon f�re, une br�lure sans feu ". Son �toile monda tr�s vite au firmament, car elle �tait dot�e d'une voix ensorcelante, mais plus encore, elle jouait parfaitement de la kouitra et du violon. Son niveau d'instruction en arabe �tait appr�ciable pour l'�poque, elle pouvait de ce fait assimiler tr�s vite les po�mes qu'on lui pr�sentait en y ajoutant la mani�re. Elle �tait accompagner d'un orchestre compos� de Omar El-Bekhchi, de Abdelkrim Dali lorsqu'il �tait jeune et du virtuose du piano Djillali Zerrouki. Ce dernier lui �tait fid�le, il a particip�, en effets avec elle � toutes les c�r�monies qu'elle animait � travers tout le pays, mais aussi au Maroc et en France, et il ex�cutait avec un brio incomparable les Istikhbar dans les modes Zidan, Mawwal, sika et autres sahli et �ar�q. Sa virtuosit� n'�tait pas sans �cho, car elle trouvait du r�pondant dans l'ex�cution de Cheikha Tetma. La dext�rit� de ce grand ma�tre du piano refl�tait l'ombre parfaite et assidue de la voix ondulante de Tetma. Du hawfi, Cheikha Tetma fit un passage tr�s ais� au Hawzi et interpr�ta ainsi les oeuvres des c�l�bres ma�tres Ben Msayyeb, El-Yacoubi, Mohamed et Boumedi�ne Bensahla, Bentriki et Ahmed Zengli. Plus tard elle s'exer�a �galement � la musique classique andalouse. En elle participa � une tentative d'harmonisation andalouse initi�e par un orchestre symphonique europ�en du Conservatoire municipal d'Oran. Elle est sortie grandie de cette exp�rience au point o� elle s'installa � Alger, durant une grande partie des ann�es cinquante.
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